PrologueLes petits détails

PrologueLes petits détails
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Certains me connaitrons grâce à L'accident. Cette histoire va relater de faits existant et qui ne doivent pas être oublié. Cette histoire ne plaira peut etre pas. Elle nous montre la dure réalité de la vie. Elle sera tout de même quelques peu romancée par mes soins.
Bonne lecture.





Prologue:
Liberté, que cela peut il signifier ? Liberté. Le libre cours à tout ce qui nous entoure ? Faire tout ce que nous desirons sans aucunes limites ? Que serait le monde si tout n'était que liberté. Une sorte de monde dans lequel les personnes seraient libre, d'accord, mais seraient ils heureux pour autant ? Libre d'être soit même, libre de franchir des barrieres que nul n'aurait eu l'idée de dépasser, libre et oublier les autres, libre et ne penser qu'à soit. Libre. Liberté peut aussi être suivis d'expression, dans ce cas, toutes opinions ne serait que favorable au monde, sans aucunes limites, sans aucune remise en question, sans même reflechir, sortir des mots, bon ou mauvais, peu importe. Ce qui compte c'est vous. Sans aucuns préjugés, de toute façon, elle s'en fou. Une abberation de la nature qui ne suivra pas ce rand ridicule que nous oblige la société. Dure. Elle est bizarre mais pourtant si fragile. Finalement, son prénom la définie plutôt bien.





Premieres impressions ?



Si tu veux être prévenu des prochains chapitres,
Ajoute un commentaire qui stipule que tu veux être prévenu ..
Je ferais un lien
Ceriise-FluO-x3 0-turquie-0 callie-lena Oceeane-A XxX-miss-du-55-XxX anesthesie-red-bull Mlle-Niiniiih Tsukuru-in-Nippon xx-lyly-lovedeluii-xx pt1teprinc3ssedu91 Melle-Coraliiie Ycare-Cavens-xL xx-bestachery82-xx Xx-morgane-du-69-xX crevettedesvosges88 xX-glamourgiirl-xX oO-black-4ngel-oO x21Mars fo-r-alwAays oxo-ma-nouvelle-vie-oxo laAura--x357 x-Ciao TrashxLuudivin-2 mllz-marjoriie LOOVExTRASHxSEX S4AAHSOUUW juli3-57 HANDECK-LiiLA-TAH-SAH XXXnolou56XXX I-love--you--michael 05-0ctobre-2008 enviedunbebe07 xbistoufly Johana-est-exceptionelle ch4-ch4-x3 23-03-2009 TraashxStella Colored-Coffee fofole-styler-ocee Guxsinha-x3 fatounettedu91 mlle-l0veuse-x M4-3V4 SHUUT-UUPx laA-p0uuf-x3 05-0ctobre-2008 Jack-91 matitesanoc 07x01-96 0ffishal-shawwty x--nous-deux--x3 x3-jeux-xXx-theme-x3 tOxiik----x3 MllxChouxpiine gueshiiinhaa-x33 MaAnOu--x3 Kept-thee-smile choupy-82 gu3sh-Lil0uch able-to-love182 ConfessionsOfAnHeartless Mxlle-Juuli3 xMy-Heart-Broken xGaaelle-xx xPerfectxlifex BouuhxChouw x-miis-m3gan3-x x-Tite-miss-du78-x Dmoizell-ocey Arracheuse2Bitume Tiic-Taac-Toe xX-CatchOopiineuh-Xx



Nouvelle Méthode.
Vous commencez a être un peu nombreux ( Et Je vous en remercie ).
Seulement, pour prévenir tout le monde ... C'est long, tres long.
Donc, tout les mois, on peut dire, Tout les 15 du mois, Je Mettrais un Nouveau Chapitre.
Ce sera régulier. Qu 'en pensez vous ?


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# Posted on Monday, 08 June 2009 at 6:07 AM

Edited on Friday, 09 October 2009 at 1:35 AM

Chapitre premierRencontre avec le Diable

Chapitre premierRencontre avec le Diable
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- Putain Liberté, bouge ton cul, tu vas être en retard, j'te préviens p'tite branleuse, j't'amene pas au lycée si tu rates ton bus.
- Oui Papa !
Il sortit en claquant la porte et en ruminant des mots grossiers. Un léger coup d'oeil à mon réveil. 6h30. Oups. Mon bus passera à 7h00. En me dépéchant, j'avais réussi, de peu à ne pas le louper. Arrivé à destination, toujours la même routine. Dire bonjour à Guillaume et Hilda, mes seuls, vrais amis. S'assoir sur notre banc, fumer notre clope, discuter, de tout de rien.
- Mon père me saoul. Disais-je.
- Qu'est ce qu'il a encore fait ?
- Il arrête pas.. Il m'insulte, me rend responsable de ses conneries. J'en ai marre de ce con.

Avant de relancer un autre sujet, nous regardions les gens devant nous. C'était devenu une habitude.
- Ils m'ont transferé dans une autre famille d'accueil.
- Pourquoi ?
- J'avais fumé dans ma chambre.

Les parents d'Hilde ne voulaient plus d'elle. Elle était devenue invivable pour eux. Je trouve ça sidérant. Un couple désire de faire un gosse pour qu'après, quand ils deviennent trop pénibles, les refourguer à des familles d'accueils. "T'as des enfants, tu les gardent et surtout, tu les assument mon vieux". Moi, j'avais eu de la chance, seule ma mère était partie. Il y a deux ans. Après ça, mon père s'était transformé en un alcoolique violent et antipathique. Tellement, qu'il n'avait plus d'amis. Il touchait le RMI et n'en fichait pas une à la maison. Il m'étais donc impossible de faire mes devoirs, une fois arrivée chez moi. Je n'étais plus sa fille mais sa bonne. L'idée de rentrer chez moi me donnait une boule dans le ventre.
- Lili ... A quoi penses-tu ? Questionna Guillaume.
Lui, pas de problème de famille apparent mais psychologiquement .. Il n'allait pas si bien. Il était devenu anorexique pour séduire un homme, Chris. Maintenant, il ne fait que se faire vomir, un progré nous disait-il. On essayait de le dissuader avec des histoires assez choquantes sur l'anorexie. Rien à faire.
- A rien .. A rien.
Nous avions pris nos affaires et nous étions dirigés pour aller en cours. Je n'étais pas dans la même classe que mes comperes, je me dirigeais donc en salle de math.

*

- Excuse moi ..
Je me retourna.
- Est ce que ça te derangerais de m'amener à la vie scolaire ?
- Non pas du tout mais on est déjà au mois de Février et tu n'arrives toujours pas à trouver la vie sc....
- J'suis le nouveau pion.
- Ah !

Il souria. Je ne saurais comment l'expliquer mais un frisson m'avait parcouru l'échine à ce moment là. Il était bourré de charme. Des cheveux bruns mi-long en bataille, de petits yeux marrons vert, une bouche genereuse et bien déssinée. Il n'était pas très grand mais me dépassais d'au moins une tête. Nous marchions donc en direction de la vie scolaire. Il devait surêment remplacer Jerôme. L'ancien pion, il s'etait fait virer parce qu'il avait frappé sur un élève. Pas très pédagogique.
- Merci .. Euh ...
- Liberté.
- Très jolie.

Je souria et partis sans prononcer mots.
Quand la sonnerie annoncait la récréation, j'allais rejoindre notre banc. Je croisais en chemin son regard. Il souriait. Parlait avec un autre pion. Je m'installais. Hilda était là.
- T'as vu le nouveau pion ? Disais-je en le montrant du doigt.
- Ouais.
- Tu pourrais te renseigner sur lui ?

Hilda était la meilleure pour tout savoir d'une personne. Je ne savais pas très bien comment elle s'y prennait mais ce qu'elle disait se révélait etre vrai par la suite.
- Il t'interesse ?
- Non, juste pour .. Savoir...
- Il t'interesse !

Alex arriva et nous nous étions tues.
- Je viens de voir Chris, il nous invite tout les trois à une soirée samedi.
Nous lui avions dit que nous allions y réfléchir et Hilda en parler à sa nouvelle famille d'accueil. Moi, ce n'était pas la peine. Il se fichait de tout, tant qu'il avait ses bières, ses clopes et sa télé.

*

Nous avions finalement décidé de nous rendre à cette soirée. Je pris ma douche, m'habillais et face au miroir, me maquillais.
- Où tu vas comme ça ?
- Je vais chez Hilda.
- Habillé comme une pute ?

- Ouais, on va la faire.Chuchotais-je.
- J'comprends rien.
- Comme d'hab
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L'idée même qu'il ne m'entende me faisait dresser les cheveux sur la tête.
Je mis du rouge à mes levres.
- Vas te changer.
- Arrête Papa.

Il s'approcha de moi, me retourna avec violence et me giffla si fort que j'en tombais par terre. Je serrais les dents, sans un mot.
- La prochaine fois que tu me parles mal, j't'envoie à la morgue.
Je pris mon sac et partis de la maison. J'avais l'habitude de ses coups seulement j'avais l'impression qu'ils étaient de plus en plus fort. Guillaume habitait à un petit kilomètre de chez moi. De là, nous irions chercher Hilda.

*

- Merde ! Qu'est ce que tu as sur la joue ?
- Mon père.
- Tu ne peux plus laisser passer ça Liberté.

Je sortis une clope, la posa sur mes lévres.
- Tu veux que je fasse quoi ? Que je dénonce mon père, que j'aille en famille d'accueil comme Hilda ? Tu as vu l'enfer dans lequel elle vit ? Au moins avec lui, je peux être avec vous quand je le souhaite.
Il se tu. Il savait que j'avais raison. Il alluma à son tour une cigarette et montions dans sa voiture chercher Hilda. La soirée s'annonçait bien. Alcool, clope et homme à volonté. Fallait dire que les mecs defilés avec moi. Les autres filles me prennaient pour une salope. Okay. Je m'en fichais. Je n'avais qu'Hilda en amie. Elle comprenait. Mon père n'avait jamais été calin avec moi et ma mère partie depuis si longtemps. Je cherchais juste de l'affection. Je ne trouvais que de la baise. C'était ce que je pouvais trouver de mieux. Je m'y étais habituée.
- Hey poupée, un autre verre ?
- Bien sûr.
C'était avec ses phrases que je me faisais avoir à chaques fois. Une fois bourrée, on ne se rend pas compte. Peut être était-ce pour cela que je buvais autant ? Qui sait ?
- Liberté ... Bébé, viens, j'vais te montrer un truc dans la chambre.
Comme toutes soirées, j'avais fini aux bras d'un jeune et beau homme. Le lendemain, il m'évitait. Comme d'habitude.


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# Posted on Tuesday, 16 June 2009 at 3:23 AM

Edited on Friday, 24 July 2009 at 4:07 PM

Chapitre deuxièmeLe tournant décisif

Chapitre deuxièmeLe tournant décisif
Le lundi qui avait suivi, j'avais vu le nouveau pion au portail. Clope au bec, je le voyais me jeter quelques coups d'oeils. Ce n'était que le lendemain que j'avais eu des informations à son sujet.
- Alors, il s'appelle julien, il a 22 ans. Il est célibataire, sans enfants.
J'émis un petit rire qui la laissa de glace. Elle continua.
- Il est venu ici dans le but de faire ses études à la fac de la ville. C'est un gars bizarre d'après Maxime.
- Le pion ?
- Oui, il m'a dit de faire attention avec ce mec.

La sonnerie retentit et nous partîmes en cours.
- Liberté ?
Une voix d'homme se fit entendre dans mon dos. Je me retourna, Julien.
- Oui ?
- Je suis désolée mais pourrais-tu m'amener jusqu'à l'intendance ?
- Bien sûr. Tu me suis ?

Il acquiesait, je souriais. Il ne parlait pas, me regardait. Plantés devant la porte où un petit panneau etait écrit "intendance", il me dit.
- Eh bien Merci. Me disait-il en faisant un clin d'oeil.


En rentrant chez moi, mon père avait encore une fois, bu.
- Où étais tu encore ?
- A l'ecole Papa.
- Me prends pas pour un con. Pff, j'éspere qu'ils t'ont payé pour faire ça au moins ?

Mon père était sûr que j'étais une pute. Comment garder courage avec un père pareil ?
- Je te jure que j'étais au lyc..
Pourquoi essayais-je toujours de me justifier ? Avec le temps, cela aurait dù passer. Encore une question à laquelle je n'aurais pu répondre.
- Vas faire le ménage au lieu de raconter des conneries.
- Oui.


Réveil brutal, mon telephone sonnait si fort qu'il aurait pu réveiller un sourd. Je priais pour que le bourreau qui me servait de père ne l'avait entendu. Je décrocha.
- Allo ?
- Liberté, c'est Alex, je viens de raccrocher avec Chris. Ca va mal ..
- LIBERTE !!!

Ma bouche se crispa. Impossible de parler, de bouger. Il entra dans ma chambre en défoncant la porte. Elles ne durent jamais bien longtemps.
- Raccroche !
J'aurais tellement voulu obéir mais la terreur n'en faisait qu'à sa tête. Il s'approcha, tendit son bras, arracha le portable et le balanca contre le mur. Il marmonait seul. Sans être consciente et par auto-défense, mes mains s'étaient placées devant mon visage. Il attrappa mes cheveux, me fit lever la tête, me frappa de ses poings là où il le pouvait. Il finit par cracher à côté du lit et partir en m'insultant de tout les noms.

- Oh non ..
Ma lèvre supérieure avait une grosse entaille. Je masquais tout cela avait du rouge à lèvre. Les bleus de mon visage se masquaient avec le fond de teint.
- C'est mon coup de fil hier soir c'est ça ? S'inquieta Guillaume.
- Oh non ! Répéta Hilda.
- Ca va ! Il m'a juste éccorché la levre.
- Il est allé trop loin cette fois-ci.
- Ca fait deux ans qu'il va trop loin !

Le début des cours sonna son deuxieme avertissement. Je marchais seule, me dirigeant vers ma salle.
- Liberté !
Encore lui ? Il commencait à être sérieusement collant celui là.
- Le bureau du proviseur .. Serais tu où il se trouve ?
- Eh bien .. à côté de l'intendance.

Voilà maintenant "Salut et bonne route"
- C'est idiot mais je ne sais plus où est l'intendance. Se mit-il à rire.
Je m'étais rendue compte que, le frisson qui m'avait parcouru n'était rien d'autre que le vent, qui était glacial. Il m'énervait plus qu'autre chose. L'indécise, c'était moi. Je fis abstraction de ma mauvaise humeur et me décida de l'amener malgrè moi. Il était derriere moi. Suivait mes pas.
- Et voilà !
- Merci jolie jeune fi...

Je partis sans même qu'il finisse sa phrase. J'étais déjà assez en retard.
En cours, je m'ennuiyais tellement que je fus obligé de demander le portable d'une camarade. Guillaume m'avait appelé hier et je n'ai pas su pourquoi. " Que s'est-il passé avec Chris ? lili.". Il ne répondit que quelques minutes après. " Il veut retenter avec moi " Je lui répondis du tac au tac. " Quel est le problème ? " Il faisait de même. " Soit je ressors avec lui, soit il sort avec Benjamin " Benjamin était l'uns de ses nombreux ex. " Je comprends pas son chantage " Soit ce Chris était un débile, soit il était vraiment intelligent, tellement que personne ne le comprenait. " Pour tout dire, moi non plus !" Je pencherais pour la première hypothèse. " Où peut etre croit -il que tu ne veux plus de lui alors il te menace de sortir avec ton ex. D'où ce chantage !" Je suis certaine de la première hypothèse. Pourquoi les gens se prennent-ils tant la tête ? "J'ai accepté " L'amour rend aveugle tout de même ! " Votre crédit texto est bientôt epuisé, veuillez penser à recharger." Mince. Myriam n'était donc pas illimité ?
- Mimi !
La jeune rousse se retourna.
- Tes photos sont superbes ! Tiens .. Mentais-je en lui tendant son portable.
- Merci.


- C'est décidé !
Mes deux compagnons se regardèrent.
- Que veux tu dire par là ?
- Je vais consulter un psy !

- Un psy ? S'étonna Hilda.
- Un psy !
- Un psychologue ? Demanda Guillaume.
- Bon, je dois le répéter cent fois pour que ça rentre ?
- Mais enfin chérie, tu n'es pas folle ! Tu n'as pas besoin d'un psy.
- Je couche avec n'importe qui, je bois comme un trou et je fume comme un pompier. Je ne suis pas folle ! Mais au fur et à mesure du temps, je risque de le devenir. Je pense qu'un psy pourrait m'aider.
- Tu as raison.
- Mais .. J'ai un probleme.

Tout deux me regardèrent. Ils n'allaient pas demander pourquoi. Leurs regards le faisait à leur place.
- Mon père. Il ne voudra jamais.
- Tu peux toujours telephoner pour demander si y'a besoin d'un parent.
- Mon père a cassé mon portable.

Hilda me regarda bizarrement. Je ne descellais pas son expression.
- On en a un, nous. N'importe quoi toi !
Toujours aussi genereuse. Quelle perle. Nous nous étions rencontrées en seconde. Toutes les deux, seules, pommées dans ce si grand lycée. Elle m'avait proposé d'en faire le tour. Depuis, nous étions devenue amies, puis inséparable. Elle s'était révelée être indispensable quand elle m'avait sorti du canna. J'étais défoncée du matin au soir. Un jour, j'avais beaucoup bu, mais pas seulement, j'avais également trop fumer. Au bord du coma éthyllique. Elle était restée à mes côtés, se dispensa de cours toute la journée. Je n'étais pas très belle à voir, vomissais partout, racontée n'importe quoi, faisais les pires conneries qu'il y avait à faire. Elle était restée là ou d'autres, seraient partis pretextant une lourdeur de ma part. Ils auraient eu raison. Les jours qui avaient suivis, elle m'avait aidée à raccrocher. Grâce à elle, je n'ai pas fini toxico. Je lui en suis redevable. Je fus sûre qu'une amitié comme celle-là ne se retrouverait pas au coin d'une rue. C'était mon Hilda.
- Merci.

La suite .. Dans la journée .
Merci beaucoup

# Posted on Tuesday, 16 June 2009 at 5:13 AM

Edited on Tuesday, 28 July 2009 at 4:43 AM

Chapitre TroisièmeLe sauveur

Chapitre TroisièmeLe sauveur
*

" - Allô ?
- Oui Bonjour, je voudrais prendre rendez vous avec M. Evidence Lucas.
- Très bien .. Nous sommes donc le 24, je peux vous proposer le .. 27 à dix huit heures. Cela vous convient-il ?
- Oui, merci beaucoup .. Aurevoir.
- Attendez .. Il me faut aussi votre nom et prénom.
- Oh ! Excusez moi. Liberté, Liberté Latour.
- Très bien, merci. Aurevoir.
- Aurevoir."


Trois jours. Cela m'avait paru une éternité. Mon père m'avait encore foutu une trempe. Pourquoi ? Parce que je n'avais pas lavé sa vaiselle avant de partir. Je dus nettoyer toute la maison, il avait été prit de colère et avait tout cassé. Il m'avait frappé sur le corps. Il s'était munis d'un baton, pour sans doute, ne pas se salir les mains. Je m'en sortais bien, seulement quelques bleus.
Hilda s'était trouvé un mec. Beau garçon et très gentil. Qu'il la rende heureuse, c'était tout ce que je demandais. Guillaume était revenu avec Chris. Il fillait le bel amour. Ils étaient bien tout les deux, me disait-il. C'était l'essentiel.
Cela faisait quelques minutes que j'attendais, assise sur un fauteuil. Un panneau, interdiction de fumer. J'étais seule. Quelques magasines posés sur une table basse transparente.
- Mademoiselle Liberté Latour ?
- Oui c'est moi.
- Bonjour, vous me suivez s'il vous plait ?

Un homme d'une trentaine d'année. Un visage doux. Une bouche fine. De magnifiques yeux bleus. Il était très grand, assez mince. Il était beau, il n'y avait pas à dire, doté d'un charme affolant. En sortant du cabinet, je repasserais à l'accueil, juste pour avoir le plaisir de revoir ce charmant secrétaire, m'étais-je dit. Il me fit entrer dans le cabinet.
- Asseyez vous, je vous en prie.
- Vous .. vous êtes le psy ? Enfin M. Evidence ?
- Oui c'est moi. Souria-t-il. Y-a-t-il un problème ?
- Non .. Non aucun enfin si .. je .. suis mineure et je n'ai pas très envie que mes parents sachent que je consulte un psy .. Est-ce que ..
- Est ce que vous pouvez consulter en étant mineure ?
- ...
- Habituellement, je n'ai pas le droit de faire cela..

Déçue. Je me leva du fauteuil dans lequel il m'avait prié de m'assoir. J'avais attendu ses trois jours avec impatience. Je m'étais dit que j'allais être heureuse. Je m'étais même imaginée des scénaries. J'aurais peut être trouvé une solution avec mon père. Peut être aurais-je trouvé un copain, un vrai. Qui m'aimerait. Avec tout cela, plus un peu de confiance en soi. J'aurais été heureuse. Oui, c'était vrai. Tout cela, je l'avais imaginé. De voir toutes ses espérances partir à l'eau pour un manque d'ancienneté d'un peu moins d'un an. Les larmes montèrent. J'étais si triste.
- Oh ! Eh bien excusez de vous avoir fait perdre vos temps. Merci quand même. Aurevoir.
Je me trouvais déjà devant la porte. Il se leva, coura presque. " Attendez " Me disa-t-il. Je me retourna, regarda mes chaussures. Il était bel et bien grand, il devait me dépasser d'au moins deux têtes. Fallait dire qu'avec mes un métre soixante, je n'étais pas bien grande.
- Regardez moi. disait-il avec intrigation.
Je m'exécutais. Il approcha ses mains de mon visage pour sans doute secher les larmes qui avaient coulé. Par simple reflex mes bras avaient couvert toute ma tête avant même qu'il n'ait eu temps de me toucher.
- Vous savez quoi mademoiselle Liberté ? Je vais faire abstraction de cela. Et si vous reveniez vous assoir ?
Sa voix était si calme, douce. On appreciait l'entendre parler.
- Non .. Mais ne vous forcez pas. Ce n'est pas grave. Je .. Je me débrouillerais autrement. Bonne soirée.
- Comment se débrouiller avec un parent violent ?
- Comment savez vous ... ?
- Venez vous assoir !
Forcait sa voix.
Une fois assise, je lui demanda.
- Comment savez vous ?
- Ce reflex que vous avez aquis, qui n'est d'ailleurs pas une bonne chose.
Avant de commencer, je me présente Lucas. Mes patiens me tutoie generalement. Je souhaiterais que lorsque je te pose des questions. Oui, je les tutoies aussi, surtout quand elles sont mineures. Je souriais. Il faut absolument que tes réponses soient sincères. Je ne te jugerez pas, je ne suis pas là pour cela.
- Ok.
- Nous allons commencer. Tu vois ce miroir ?

Il désigna un miroir fin en largueur et long en longueur. J'acquiesa.
- Mets toi devant.
Il se trouvait à ma droite, à quelques métres. Une fois devant, il me tint un " Dis moi ce que tu vois ". Intriguée je lui demandais ce qu'il voulait dire. Il me demandais de me décrire en observant les traits de mon corps.
- Alors, Euh ...
- Ne sois pas timide ... Fais comme si j'étais un copain à toi.
- Je .. Je suis brune, mes cheveux sont bouclés naturellement. Mes yeux sont vert, un peu gros. J'ai un nez pointu. J'ai une trop grosse bouche. Je ne suis pas très grande. Je ne suis pas très grosse. Je suis toute bossue. J'ai de gros genoux.
- Je peux voir ?
- Non.
- Pourquoi ?
- Je suis tombée à vélo, j'ai un gros bleu dessus. Mentais-je.
- La vérité !
- Mon .. mon ..

Il attendait la vérité. Je ne pensais pas que cela aller etre aussi dur.
- Père.
- Est ce que tu sais que je ne peux pas te laisser comme cela ?
- Comment ça ?
- Je vais devoir en avertir les services sociaux.
- Non ! De toute façon, je nirais !
- Liberté, ton père te bat et tu croyais que je n'allais rien faire ?
- Je vous en supplie. N'appellez personne, il ne me reste qu'un peu moins d'un an à tenir.
- A tenir ? Tu n'as pas à payer pour la lacheté de ton père !
- Je ne veux pas aller dans une famille d'accueil. Je veux rester chez moi. Je sors, vois mes amis quand je veux.
- Je suis désolé .. J'appellerais.
- Si vous faites ça, je me tue ! Je sais que vous vous en ficherez mais si on apprend que je me suis suicidée en étant votre patiente. Votre réputation risquera d'en prendre un coup. Voilà ce que je vais faire, je vais prendre mes affaires, régler ma consultation et partir. Nous nous sommes jamais vu, jamais rencontrés. Okay ?

Je m'avancais vers le fauteuil pour prendre mes affaires.
- Tu ne vas nulle part. Assis toi. S'énerva-t-il.
Son index et son majeur soutenait son front. Il me regarda.
- Ne parle plus jamais de toi comme cela. Tu crois quoi ? Ma réputation .. Il pouffa. Mais j'en ai rien à faire à côté d'une vie. C'est clair ?
- N'appellez pas .. Je vous en supplie.
- Ok .. Mais .. S'il repose la main sur toi, tu m'appelles tout de suite. D'accord ?
- Promis !

Il m'accompagna jusqu'à la porte. Avant qu'il n'eut le temps de l'ouvrir, je le pris dans mes bras et murmura un merci. Ce n'était pas de mon habitude, je ne me reconnaissais plus. Il avait été d'une telle gentilesse. Aucun homme ne m'avait traité de la sorte. Cela m'avait fait du bien.

- Alors ? Questionna Hilda.
- Ce rendez vous ? Compléta Guillaume.
- Riche en emotion !
Je leur raconta brevement cet entretien qui m'avait tant remué. Je leur avait épargner les scènes de larmes. Cela les auraient inquiété plus qu'autre chose. Hilda m'apprit que son copain l'avait présenté à sa mère. " Elle m'adore ". M'avait-elle dit. Elle lui aurait proposé, de dormir chez elle de temps en temps si elle le désirait. Cela avait l'air d'être partie pour durer cette histoire. J'en étais plus que ravie pour elle.
- J'ai trompé Chris. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Je l'ai trompé avec une fille. Le pire, c'est que je ne le regrette pas tant que ça.
- Que vas tu faire alors ?
- Je ne sais pas. Faire comme s'il ne s'était rien passé je suppose.
- Mais pourtant .. Tu es amoureux de Chris non ?
- Oui mais .. il a changé. J'aimais son côté sauvage. Quand il me repoussait, qu'il m'insultait.. Maintenant, il est doux, il fait attention à moi, il est collant, il est soulant !
- Mais t'es maso ! Si je pouvais avoir ce ne serait-ce que le centième de cet amour, je serais aux anges.. Et monsieur veut qu'on l'insulte. Bravo !

Les cours nous attendaient. Nous passâmes devant le portail. Julien nous regarda avec une certaine insistance. Je n'avais pas très bien compris. Je m'en fichais.
- Au fait, comment ça se passe avec le pion ?
- Il ne me plait plus.

Nous rigolions en Choeur.

Quand ma main empoigna la porte de la maison. Elle ne s'ouvrait pas. Je toqua. Rien. Pas de bruit. Sa voiture était toujours là. Papa ! Criais-je. J'attendis une dizaine de minutes avant qu'il ne percute que quand on frappe à la porte, on l'ouvre. Je pris bien sûr une giffle pour avoir osé crier.
- Y'a .. Euh .. Ton vie scola.. J'sais pas quoi qu'a appelé !
Je ne répondis pas.
- Oh ! Tu m'entends ? Y m'a posé .. Pleins de questions sur toi.
- Quel genre de questions ?
- Ta gueule ! C'est moi qui parle ! Y voulait savoir si t'avais ... oh et puis j'sais plus. Dégage.

Je regnoignais ma chambre sans un mot.
- Ah j'me souviens. Y voulait savoir si tu avais quelqu'un. Y m'a dit que c'était pour un dossier.
- Et ... Qu'as tu répondu ?
Chuchotais-je.
- Oh eh, j'en sais rien moi..
- Et .. Est ce qu'il t'a dit son prénom ?
- Jules ... Julien. J'sais plus. Dégage, j't'ai assez vu.

Julien aurait appelé chez moi pour savoir si j'étais célibataire ? Qu'avait pu-t-il lui demander de plus ? Qu'attendait-il de moi ? Je mettais promis de régler tout cela après une bonne nuit de sommeil. La journée avait été epuisante. Cette rencontre avec ce Lucas m'avait toute chanboulé. Je ne pensais plus qu'à lui et à son prochain rendez vous. Oui, il m'avait fait du bien. C'était bien le seul homme qui ne fichait pas de mon existence et encore moins de ma mort. Cela m'avait choqué et flatté. Il me préferait à sa réputation. C'était minime mais personne ne m'avait encore parlé de la sorte. C'était si gentil. J'en pleurais. Mais. Je n'avais pas payé. Il ne me l'avait même pas demandé. Peut être n'avait-il pas osé ? Peut être allait-il profiter du prochain rendez vous pour me dire qu'il ne veut pas continuer ? Ou peut être avait-il tout bonnement oublié et qu'il allait me le demander la semaine prochaine ?

- Salut Maxime. Je voulais savoir qui-est-ce qui a appelé chez moi, hier ?
Il se retourna et fouilla dans des dossiers.
- Je suis désolé Liberté mais personne n'a appelé chez toi. A moins qu'il n'ait omis de l'avoir écrit dans le registre.
- Ok, merci. Bonne journée.


Ce n'est que deux jours avant mon rendez vous avec Lucas E. que je sus ce que Julien me voulait.
Je sortis de mon cours de français, me dirigeais vers les toilettes. Phil, un mec de ma classe, avait fait une bataille de stylo. Il fallait bien que je lave tout cela.
- c'est moi !
Je me retourna. Julien.
- Pardon ?
- C'est moi qui ait appelé chez toi.

Je pris un air sérieu.
- Et pourquoi ça ?
- Eh bien, tu m'interesses beaucoup.

Il me plaqua contre le mur. Il souria.
- Lache moi !
- Tu sais ce que l'on raconte sur toi ?

Je le repoussa du mieux que je le pouvais. Je partis rejoindre Guillaume et Hilda le plus vite possible, la peur au ventre.




La Suite Tres Bientôt.
Merci Beaucoup.
*

# Posted on Tuesday, 28 July 2009 at 8:02 AM

Edited on Thursday, 27 August 2009 at 11:24 AM

Chapitre QuatrièmeManipulation

Chapitre QuatrièmeManipulation
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- Il est fou ce mec. Qu'est ce qu'il lui a pris ? Sortit Guillaume.
Hilda partit en courant sans rien dire. J'essayais de la rattrapper.
- Mais qu'est ce que tu fais ?
- Je vais en parler en Max. Jerôme s'est fait virer, c'est pas pour qu'un pervers prenne sa place.
- Ne vas pas lui en parler tout de suite. On va attendre de savoir ce qu'il veut avant, d'accord ?

Un petit grognement fit office de oui.
- Je te préviens, un seul regard de sa part et je le baffe.
- Mais oui, Hilda
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J'avais tendance à ne pas faire attention à ses menaces seulement, malgré ses jolies bouclettes blonde et ses grands yeux bleus, elle savait se battre. Il ne fallait pas la sous estimer, c'était une redoutable adversaire. Elle avait massacré le plus beau mec du lycée parce qu'il avait osé lui toucher les fesses. C'etait dire.


- Bonjour Liberté.
- Bonjour.

L'homme se tenait devant la porte et me fit signe d'entrer, puis de m'assoir.
- Et si, on commencait par " Raconte moi ta journée. " Disait il avec douceur.
- Rien de spécial.
- Qu'est-ce que tu appelles par rien de spécial ?
- Eh bien, les cours, la clope des récrés, discutions avec mes amis et voilà, la journée est finie.
- Tu fumes ?
- Oui.
- Ce n'est pas bien.
- Je sais.
- Tu fais d'autres choses qui ne sont pas bonnes ?
- Euh ...
- Je t'écoute..
- Pour tout avouer.. Je suis une personne qui boit beaucoup et sors avec le premier baratineur.
- Qu'est-ce que tu entends par sortir ?
- Comme tout le monde.

Je mis à rougir. Je n'aimais pas parler de sexualités avec les gens. Seulement, il comprit vite que cela ne s'arrêtait pas aux bisous d'ados.
- Liberté, Ne fait pas ça.. Me disait-il en me touchant la main. Je distinguais dans sa voix de la pitié. Du moins, c'était ce que je pensais. Puis soudain, retira sa main comme s'il avait fait une faute. Euh .. Enfin, pourquoi fais-tu ça ?
- Je ne sais pas trop. J'ai l'impression d'être ... importante.
- Tu t'infliges une punition alors que tu n'as rien fait pour la mériter. Avec ton physique.. Je veux dire, tu as les garçons à tes pieds. De l'importance, tu peux en avoir autant que tu veux. Pourquoi te détruis tu comme ça ?
- Je ne me détruis pas. Ca me fait du bien qu'un homme soit .. tendre avec moi. Même s'il ne veut que coucher à la clef.

Il secoussait la tête. On aurait dit qu'il voulait parler mais s'en empechait. Pourquoi prennait-il autant d'engoument à me répondre. Peut être s'inquiétait-il pour moi ? Non, impossible. Peut être, était-ce pour cela qu'il avait une bonne réputation. Il prennait à coeur les problèmes de ses patients. Pour que nous ayons l'impression d'exister aux yeux de quelqu'un. Il ne jouait qu'un rôle. Ce n'était pas l'homme mais le psychologue qui s'inquietait pour moi.
- Qu'entends-tu par "Homme" ?
Il voulais savoir si je couchais avec garçons de mon âge ou bien plus vieux. Seulement, je voulus jouer l'idiote.
- Garçons..
- Quel âge ?
- Oh ! Eh bien, je ne sais pas. Je ne leur demande pas leur carte d'identité.
- Il t'ai déjà arrivé de sortir avec des hommes ? Des adultes ? Vingt ? Trente ? Quarante ?

On aurait dit qu'il allait me mettre une giffle si je répondais positivement. Il me fit peur. Je n'osais répondre. J'entendais quelques minutes, mes yeux fixant le sol. Il réprit son calme. Souffla tranquillement et sortit.
- Je ne suis pas là pour te juger. Excuse moi si je t'ai fais peur. Souria-t-il.
- Oui ..
- Il t'ai arrivé d'avoir.., enfin d'être sortie avec un homme de plus de trente ans ?
- Oui ..
- Pourquoi ?

Je répondis par un haussement d'épaule. Son visage formait une expression que je ne pus désceller. Un mélange de tristesse, de pitié et de joie ? Je ne serais dire. Seulement, il grava un sourire sur ses lèvres qu'il n'avait pas avant la consultation.
- Je ne vous ai pas payé la semaine dernière.. Combien vous dois-je ?
- Rien du tout.
- Pardon ?

- Je ne veux en aucun cas que ton père voit que tu lui piques de l'argent. Surtout si c'est pour des consultations. Si je ne peux pas appeler, je peux au moins limiter les dégats.
- Ne vous obligez pas ..
- Mais quand te decideras-tu à arrêter de te dire que les gens ne font pas les choses que par obligation ?

Je baissa la tête sans mot. Il me serra les épaules de ses mains.
- Je ne sais pourquoi mais j'ai envie de m'occuper de toi.
Il s'empara de ma main et y glissa un morceau de papier.
- Ce sont mes coordonnées. Si tu as le moindre soucis, appele moi. Tu ne me dérangeras pas. Promis.
- Merci.

M. Lucas Canova.
36 rue des camélias.
06.77.78.12.13.
Je m'amusais à l'apprendre par coeur.


Cela faisait trois jours que mon père dormait sur son vieux fauteuil lorsque je revenais du lycée. Trois jours sans coups, sans cris. Trois jours de bonheur. Pour la première fois, je lus un livre sans écouteurs aux oreilles. C'était appréciable. Je savais pertinement que cela n'allait pas durer. J'avais eu raison. Les jours qui avaient suivis, monsieur papa s'était rattrapé. Il avait décidé, je ne savais pourquoi, de me réveiller chaque matin. Seulement, celui-ci n'employait pas la manière douce. Il déboulait dans ma chambre, saisissait des objets à sa proximité et me le jetait dessus. Il rigolait. Cela avait dù surement l'amuser puisque son petit jeu dura plus d'une semaine. Bien sûr, le nombre de bleu ou d'égratinure avait doublé. Ca me faisait de la peine de voir mon père dans un tel état. Cet homme soigné qu'il avait été.. Un homme élégant qui plaisait aux femmes. Cet homme brun aux magnifique yeux vert, une carrure imposante mais si classe. Toujours bien habillé, toujours bien coiffé. Cet homme qui était en fait, devenu ce petit homme grisatre au gigantesque ventre remplis de bières. Je me souviens du premier jour où il avait posé la main sur moi. Il y avait deux années de cela. Mon père commencait tout juste à boire en journée. Un jours, lorsque je revenais du collège, mon père était à terre les yeux fermés. Je pris peur et accouru vers lui. " Papa, Papa réponds moi ! " Ses yeux se réouvrirent. Il sentais l'alcool à dix kilomètres. " Tu as bu ? " Le questionnais-je. Il me poussa violement avant de me dire. " Qu'est ce que tu me veux ? ". Il essaya en vain de se lever. " Laisse, je vais d'aider .." lui disais-je. Il s'appuya sur moi, se leva. Puis, il me devisaga. " Tu ressembles tellement à ta mère. Elle m'a laissé tomber. Quelle salope. Vous n'êtes que des salopes. " Il m'attrapa les cheveux et m'amena dans la cuisine. " Voilà ce que mérite les salopes ! Fais la vaisselle." Je ne pouvais que m'executais. Ce fut le début d'un long cauchemard.


- Mademoiselle ! Mademoiselle ! Réveillez là je vous pris.
Des mains poussèrent ma tête de droite à gauche. Je finis par la lever. De nombreux visages me regardaient en ricanant. Le plus grand d'entre eux, le prof, n'avait pas l'air si joyeux.
- Vie Scolaire !
Jeudi. Julien y était. Non. Je ne voulais pas y aller.
- S'il vous plait monsieur..
- Vie scolaire !
- Je vous en supplie.
Criais-je.
Les larmes montèrent.
- Insolence envers un professeur. Deux heures que vous ferez ce soir, évidemment. VIE SCOLAIRE !
La peur au ventre, je ramassais mes affaires et me dirigeais vers la porte. La déléguée me suivit. Durant le trajet, je ne prononça aucun mot.
- Allez, ne te mets pas dans des états comme celui-ci.
- Tu ne peux pas comprendre.

Elle se tut. Arrivées devant la vie scolaire. Je pris une grande respiration et entra. Il était là. C'était sûr. Il était seul. Son sourire pervers en coin.
- Tiens, Liberté .. que me vaut cette honneur ?
- Une exclusion de cours et deux heure de colle à faire ce soir. Répondait la déléguée à ma place.
- Merci Lisa. Lui lançais-je méchemment.
- Eh bien, tu vas devoir rester avec moi, les études sont pleines. Merci Lisa, tu peux retourner en cours.
Il me désigna un siège en face de lui.
- Il est la demie. Les collèges n'arriveront pas d'ici une bonne demi-heure. Sourait-il.
Je me levais, décidée à quitter la pièce. Il m'avait fichu une peur bleue. Qu'insinuait-il ?
- Hé ! Où tu vas là ? Tu t'es fait virée de cours je te rappelle.
J'étais bloquée. Que devais-je faire ? Partir quitte à me faire virer par la suite ? Rester quitte à ce qu'il me saute dessus ? Après tout, cela n'allait pas être le premier. Je me rassis calmement sur la chaise qui m'étais déstinée. Il sortit un " Voilà " de victoire, en appuyant bien sur la dernière syllabe.
- Et si, nous apprenions à faire connaissance ?
- Pardon ?
- S'il te plait ..
- T'es pion. Laisse moi tranquille.
- Ecoute moi.. Samedi, Chris refait une soirée et prévoit de m'inviter pour me faire connaitre des gens. Il prévoit de vous inviter, toi et tes deux potes. Si tu me promets d'être là-bas et de boire un verre avec moi. Je te laisse tranquille mais en plus de ça, je t'enleverais ses deux heures colles. Ton père n'aimerait pas que tu arrives en retard pour le diner n'est-ce pas ?

Ca proposition était louche. Pourquoi ferait-il tout cela pour boire un verre avec moi ? Savait-il pour mon père ? Je ne pus refuser. Il avait raison, mon père me ficherait une sacrée trempe si je rentrerais si tard. Il en était ravi. son plan avait fonctionné.


- Liberté ! Liberté !
- Oui ?
- Ton professeur m'a dit que samedi soir, tu devais te rendre à une expo.

Quel expo ? Jamais entendu parler.
- Ah ! Répondais-je.
- Celui qui a appelé la derniere fois.
Julien. C'était lui qui avait appelé. Surement pour être bien sûr que je vienne.
- Tu es d'accord pour que j'y aille ?
Il se leva en furie. Me poussa avec violence. S'empara de mes doigts et les torda, je crus qu'ils allaient casser. Je dus m'empecher de crier sous peine de plus de violence de sa part.
- Est-ce que je suis un mauvais père ?
Il tordit plus fort et répéta sa question. " Non " Criais-je.
- Est-ce que je laisserais ma fille ne pas aller à un musée ? Réponds ! Oui ou Non ?
Il tordait de plus en plus fort. Mes larmes coulaient toutes seules. J'avais tellement mal. Je ne savais que répondre, je n'avais pas compris sa question. Je n'osais pas non plus parler. Il me prit par les cheveux et m'obligea à me lever. Il me mit un coup de poing en pleine figure qui me fit tomber par terre.
- Bien sûr que tu vas y aller. Oui, bien sûr. C'est pour ton bien.
Il me laissait là, seule, à terre. Il continuait de marmonner. Mon visage était tout engourdi. J'avais mal. J'essayais de me lever en m'appuyant sur une chaise.Je rejoignis ma chambre dans le calme.





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# Posted on Wednesday, 30 September 2009 at 10:44 AM

Edited on Wednesday, 30 September 2009 at 10:57 AM